CM 1 - L'ART DE LA GUERRE AUX XVIIe et XVIIIe SIECLES

Publié le 7 Septembre 2014

La bataille de Denain, huille sur toile, Jean Alaux (1839)

La bataille de Denain, huille sur toile, Jean Alaux (1839)

CHRONOLOGIE

1618-1648 : guerre de Trente Ans

  • 17 septembre 1631 : Breitenfeld
  • 16 novembre 1632 : Lützen
  • 16 mai 1643 : Rocroi
  • 24 octobre 1648 : signature des traités de Münster et d'Osnabrück

1648-1660 : guerre franco-espagnole

  • 1648-1652 : la Fronde
  • 14 juin 1658 : Les Dunes
  • 7 novembre 1659 : traité des Pyrénées

1667-1668 : guerre de Dévolution

1672-1678 : guerre de Hollande

  • 1678-1679 : traités de Nimègue

Juillet-septembre 1683 : grand siège de Vienne

1689-1697 : guerre de la Ligue d'Augsbourg

  • 1er juillet 1690 : Fleurus
  • 1697 : traité de Ryswick

1702-1712 : guerre de Succession d'Espagne

  • 13 août 1704 : Hochstaedt
  • 23 mai 1706 : Ramillies
  • 12 juillet 1708 : Audenarde
  • 12 juin 1709 : appel de Louis XIV
  • 11 septembre 1709 : Malplaquet
  • 24 juillet 1712 : Denain
  • 11 avril 1713 : traité d'Utrecht
  • 6 mars 1714 : traité de Radstadt

1732-1738 : guerre de succession de Pologne

  • Mai 1738 : traité de Vienne

1740-1748 : guerre de succession d'Autriche

  • 27 juin 1743 : Dettingen
  • 11 mai 1745 : Fontenoy
  • 25 octobre 1748 : paix d'Aix-la-Chapelle

1756-1763 : guerre de Sept Ans

  • 5 novembre 1757 : Rossbach
  • 5 décembre 1757 : Leuthen
  • 8 septembre 1759 : chute de Québec
  • 10 février 1763 : traité de Paris

LE PLAN DU COURS

I) LA GUERRE SOUS LOUIS XIV.

1. Le contexte géostratégique et événementiel

2. L'armée de Louis XIV

  • Effectifs et composition
  • Organisation, armement et équipement
  • L'adminstration militaire et son oeuvre
  • L'organisation du commandement

3. L'art de la guerre et le commandement des armées

  • Fortifications et guerre de siège (la poliorcétique, l'art du siège selon les règles et Vauban)

Les plans-reliefs, L'Histoire par l'image

La cartes des fortifications Vauban en France

  • La bataille et la tactique
  • L'impact de la guerre

II) LES ORDRES ET L'ORDONNANCEMENT DES TROUPES AU XVIIIe SIECLE.

1. L'ordre profond et l'ordre mince

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Texte

"Mais je veux supposer une chose impossible. Je veux que deux bataillons s'attaquant marchent l'un à l'autre sans flottement, sans se doubler, sans se rompre : lequel emportera l'avantage ? Celui qui s'est amusé à tirer, ou celui qui n'aura pas tiré ? Les gens habiles me diront que c'est celui qui a conservé son feu, et ils auront raison : car outre que celui qui a tiré est décontenancé s'il voit marcher à lui à travers la fumée, il faut qu'il s'arrête ; or, celui qui s'arrête lorsque l'autre marche à lui, est perdu. Si la dernière guerre (de Succession d'Espagne) avait duré encore quelques temps, l'on se serait battu indubitablement de part et d'autre à l'arme blanche, parce que l'on commençait à connaître l'abus de la tirerie, qui fait plus de bruit que de mal, et qui fait toujours battre ceux qui s'en servent. Or, si l'on ne tirait plus, je crois que l'on changerait bien vite la méthode de se mettre à quatre de hauteur sur un grand front, et les armes que l'on a à présent : car à quoi servirait ce front lent et pesant à s'émouvoir, contre des gens qui marcheraient avec plus de célérité, et qui se remueraient avec plus d'aisance ?".

Maurice de Saxe, Mes Rêveries

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2. La querelles des ordres et la réhabilitation de l'offensive :

3. L'évolution de l'armement

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Textes

"Ces bataillons prussiens, dont on a cru et dont quelques gens croient peut-être encore le feu si redoutable, sont ceux dont le feu est le moins meurtrier. Leur première décharge a de la portée et de l'effet, parce que ce premier coup, chargé hors du combat, l'est avec exactitude. Mais ensuite et dans le tumulte de l'action, ils chargent à la hâte et sans bourrer. On a dit que la plus grande perfection de l'exercice à feu était de tirer le plus grand nombre possible de coups par minute. En conséquence, ils n'ajustent point. Une manière de mouvement machinal et comme de ressort, place leur arme contre l'épaule au lieu de soutenir le fusil dans la direction horizontale, ce qui exigerait qu'il pôrtat avec force sur la main gauche, à peu près comme les anciens mousquetons trouvaient leur appui sur la fourchette. Ils trouvent plus commode de ne pas se fatiguer, et laissent tomber le fusil extrêmement bas. Ainsi, le coup part sans que l'oeil l'ait dirigé, et la balle va mourir dans la poussière au quart de sa portée"

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"Les divisions ont pour objet principal de simplifier les ordres de marche et de faciliter, ainsi que d'accéler les mouvements par lesquels l'armée peut prendre un ordre bataille. Il faut, par conséquent, que, destinées à former ordinairement chacune une colonne, elles ne soient pas composées d'un trop grand nombre de troupes. Alors, elles seraient trop pesantes, trop lentes à se déployer, et à concourir à l'exécution de l'ordre de bataille. Il ne faut pas non plus qu'elles soient composées d'un trop petit nombre de troupes. Alors, celui des divisions serait trop multiplié, et il deviendrait pénible, et souvent impraticable d'ouvrir assez de débouchés pour faire mouvoir l'armée (...)".

Comte de Guibert, Essai général de tactique

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II) LA GUERRE ET LE POUVOIR POLITIQUE A L'EPOQUE MODERNE

1. Guerre, armée et monarchie

  • Le roi chef de guerre, de la monarchie féodale à l'absolutisme
  • La noblesse militaire et la réduction à l'obéissance
  • La guerre dans la formation de l'Etat moderne

2. Commandement et pouvoir politique

  • L'évolution du haut commandement
  • L'administration de la guerre
  • La direction opérationnelle : les généraux et la cour

EN COMPLEMENT

  • Bibliographie

Jean-Pierre Bois, Les guerres en Europe (1494-1792), Paris, Belin, 2003.

Olivier Chaline, La bataille de la Montagne-Blanche, un mystique chez les guerriers, Paris, Noesis, 1999 (voir cette recension)

André Corvisier, Armées et sociétés en Europe de 1494 à 1789, Paris, PUF, 1976

Hervé Drévillon, L'impôt du sang. Le métier des armes sous Louis XIV, Tallandier, Paris, 2005.

François Lebrun, L'Europe et le monde, XVI, XVIIe, XVIIIe siècles, Paris, Armand Colin, 1990.

Association Vauban

  • Cinéma

Barry Lyndon, film de Stanley Kubrick (1975). Le film est une adaptation d'un roman de William Makepeace Thackeray, Mémoires de Barry Lyndon (1844) (disponible en intégralité sur Gallica)

Barry Lyndon, film britannique de Stanley Kubrick (1975). Adapté du roman de William Thackeray (Mémoires de Barry Lyndon), ce film retrace l'histoire d'un jeune irlandais ambitieux et désireux de s'imposer dans la bonne société anglaise du XVIIIe siècle.

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