CM7 - La guerre d'Algérie (1954-1962)

Publié le 21 Juillet 2015

Surveillance de la ligne Morice par des soldats français à Souk Ahras

Surveillance de la ligne Morice par des soldats français à Souk Ahras

CHRONOLOGIE

  • 8 mai 1945 : émeute dans le Constantinois
  • 1er novembre 1954 : début de l'insurrection
  • 1er février 1955 : Jacques Soustelle remplace Roger Léonard comme gouverneur général de l'Algérie.
  • 3 avril 1955 : promulgation de la loi sur l'état d'urgence en Algérie
  • 20 août 1955 : offensive terroriste dans le Nord-Constantinois. Répression
  • 1er février 1956 : investiture de Guy Mollet
  • 6 février 1956 : Guy Mollet se rend à Alger. Journée des tomates.
  • 9 février 1956 : Robert Lacoste est nommé ministre résidant.
  • 12 mars 1956 : l'Assemblée nationale vote les pouvoirs spéciaux.
  • 1er novembre 1956 : début de l'expédition de Suez
  • 15 novembre 1956 : Salan est nommé commandant en chef en Algérie.
  • 7 janvier 1957 : le général Massu reçoit la plénitude des pouvoirs de police à Alger.
  • 21 mai 1957 : chute du gouvernement Mollet.
  • 8 février 1958 : bombardement de Sakhiet
  • 13 mai 1958 : création à Alger d'un Comité de salut public présidé par le général Massu.
  • 1er juin 1958 : le général De Gaulle, président du Conseil.
  • 4 juin 1958 : De Gaulle à Alger : "Je vous ai compris".
  • 23 octobre 1958 : De Gaulle offre "la paix des braves".
  • 24 janvier-1er février 1960 : semaine des barricades.
  • 9-13 décembre 1960 : voyage de De Gaulle à Alger.
  • février 1961 : constitution de l'OAS.
  • 11 avril 1961 : conférence de presse de De Gaulle. Il parle d'un "Etat algérien souverain"
  • 22-25 avril 1961 : putsch des généraux.
  • 18 mars 1962 : signature des accords d'Evian.
  • 19 mars 1962 : le cessez-le-feu est proclamé
  • 3 juillet 1962 : proclamation de l'indépendance algérienne.

PLAN DU COURS

 

Plusieurs points en introduction :

  • La conquête puis la colonisation (de 1830 à la Première Guerre mondiale) 
  • La rupture (le gouvernement français et l'Algérie, le nationalisme algérien, la Seconde Guerre mondiale et la révolte du printemps 1945)
  • Le statut de 1947
  • L'Algérie à la veille de la guerre 
CM7 - La guerre d'Algérie (1954-1962)

Atlas de la guerre d’Algérie : de la conquête à l’indépendance, Guy Pervillé, cartographie Cécile Marin © Editions Autrement, p. 8.

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I- LE DEBUT DE LA GUERRE

1. La nuit de la Toussaint 1954

2. La réaction du gouvernement : les départements de l'Algérie font partie de la France.

3. Les massacres du 20 août 1955 et la répression

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Ferhat Abbas (1899-1985) : Ferhat Abbas est un nationaliste modéré qui prend tout d'abord parti pour l'intégration de l'Algérie à la France. Il est le fondateur de l'Union populaire algérienne en 1938. Il durcit ses revendications pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est l'auteur du Manifeste du peuple algérien en 1943. Après le début de l'insurrection, il quitte l'Algérie. Ferhat Abbas est le premier président du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) au Caire de 1958 à 1961. Il est ensuite exclu du GPRA puis du FLN en 1963.

Messali Hadj (1896-1974) : né en Algérie, Messali Hadj émigre en France pour travailler en 1918. Il fonde le mouvement nationaliste l'Etoile nord-africaine en 1926 puis le Mouvement national algérien (MNA) en 1954. Pendant la guerre d'Algérie, les "messalistes" sont éliminés par le FLN. 

FLN : Front de libération nationale est le mouvement indépendantiste. L'ALN (Armée de libération nationale) est la branche armée du FLN.

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CM7 - La guerre d'Algérie (1954-1962)

Atlas de la guerre d’Algérie : l’expansion de l’insurrection, Guy Pervillé, cartographie Cécile Marin © Editions Autrement, p. 18

II- L'EFFORT MILITAIRE

1. Faire l'impasse sur la défense en Europe

2. Le bouclage et le ratissage

  • Les oppositions à cette tactique
  • Des évolutions : meilleure connaissance de la tactique employée par le FLN (guerre révolutionnaire, démoralisation de l'ennemi, surprise, action de nuit, frapper et fuir) et de sa politique (conviction et contrainte, terrorisme)
  • Des éléments nouveaux favorisent le pourrissement et le développement de l'insurrection : indépendance des protectorats en 1956, échec de Suez.

3. Le redressement de 1957

  • La bataille d'Alger
  • La bataille des frontières et la mise en place des barrages
  • L'action psychologique

Voir à ce sujet Marie Catherine et Paul Villatoux, "Aux origines de la guerre révolutionnaire. Le colonel Lacheroy parle", Revue historique des armées, 268, 2012.

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Jacques Massu (1908-2002) : fils d'officier, saint-cyrien de la promotion "Maréchal Foch", il est sous-lieutenant dans l'infanterie coloniale à la fin de sa scolarité. Dans les années 1930, il combat au Maroc puis alterne les séjours en France et en Afrique. Promu capitaine en juin 1939, il sert au Tchad en juin 1940. Il rallie le général De Gaulle dès 1940. Il participe aux campagnes des Forces françaises libres aux côtés du général Leclerc jusqu'en 1944. En août 1956 le général Massu prend le commandement de la 10e Division parachutiste et, à sa tête, participe à l'expédition d'Egypte. En janvier 1957 il est chargé - en plus du commandement de la 10e DP - du commandement militaire du territoire de la zone nord algéroise, y compris l'agglomération d'Alger. Il livre alors "la bataille d'Alger". Chargé des fonctions de préfet d'Alger en juin 1958, nommé général de division le 1er juillet suivant, le général Massu reçoit le commandement du corps d'armée d'Alger en décembre 1958. Il quitte l'Algérie en janvier 1960. Gouverneur de Metz (1961), il termine sa carrière en qualité de commandant en chef des forces françaises en Allemagne (1966-1969).

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III- DE LA CRISE POLITIQUE AU DESENGAGEMENT

1. La menace d'internationalisation du conflit

2. Au plan militaire, une évolution qui semble favorable

  • Les résultats de l'action psychologique
  • Les auxiliaires musulmans
  • Le succès du plan Challe
  • Grave crise au sein du FLN

3. Le désengagement

  • L'autodétermination et les émeutes
  • Le putsch et une armée en voie de dislocation
  • Le souhait d'en finir au plus vite
CM7 - La guerre d'Algérie (1954-1962)

Atlas de la guerre d’Algérie : Le plan Challe : les opérations, Guy Pervillé, cartographie Cécile Marin © Editions Autrement , p. 38

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DOSSIER

L'HELICOPTERE EN ALGERIE

PREMIER CHAMP D'EXPERIENCE A GRANDE ECHELLE

CM7 - La guerre d'Algérie (1954-1962)

Introduction

L'Algérie constitue assurément le premier champ d'expérimentation de l'hélicoptère. L'armée française joue, à ce titre, un rôle majeur dans l'évolution des appareils destinés au transport d'assaut ou au combat. De l'emploi des machines à voilure en Indochine, l'armée de l'air et l'armée de terre ont surtout retenu l'idée d'une flotte spécialisée, capable d'agir dans le cadre de missions de recherche et de sauvetage en vue de récupérer les navigants tombés en territoire adverse, ou bien d'effectuer des tâches d'évacuation sanitaire. La guerre menée en territoire algérien bouleverse cette conception en profondeur, en imposant le recours à des aéronefs de ce type pour le transport à pied d'oeuvre d'unités chargées du maintien de l'ordre et en amenant les responsables locaux à armer certains d'entre eux pour répondre aux tirs de l'ennemi. Ainsi naissent et se développent les concepts d'héliportage d'assaut et d'hélicoptère armée dont l'efficacité, tout au long du conflit, se révèle en tout point remarquable.

1. Un théâtre idéalement adapté

Les caractéristiques de la lutte menée sur le théâtre algérien amènent l'armée française à envisager tôt le recours aux hélicoptères.

  • L'Algérie est un pays vaste et montagneux qui se prête mal au déploiement de forces appuyées par du matériel lourd.
  • L'absence de toute ligne de front, la dispersion et la fluidité des éléments de la guérilla, l'igorance des intentions de l'adversaire dans laquelle se trouve le commandement ne laissent aucune autre solution que d'attendre l'initiative de ce dernier sans savoir où il frappera.
  • La possibilité dont disposent les forces de maintien de l'ordre d'atteindre le lieu d'un engagement dans les délais voulus est d'autant moins élevée que ces forces manquent de moyens de transport rapides. Cette importante carence laisse tout le temps nécessaire aux katibas du FLN de se disperser pour se camoufler ou se fondre dans la population.

Dès les premiers moments de l'insurrection, l'hélicoptère s'impose comme la parade la plus efficace à cette situation. En dehors des services qu'ils sont en mesure de rendre dans le domaine de l'exploration, de la reconnaissance et du renseignement, les appareils sont aussi capables :

  • de gagner rapidement un lieu donné (à condition d'avoir été positionné à l'avance).
  • de permettre, grâce à leurs capacités de vol stationnaire, d'observer le terrain de façon prolongée, en le survolant à basse altitude et à faible vitesse.
  • de débarquer du personnel.

Grâce à de telles machines, dont la vulnérabilité reste toutefois indéniable, surtout du fait de l'absence de blindage à leur bord, l'armée française peut faire jouer en sa faveur la surprise tactique, indispensable dans la lutte antiguérilla. Elle possède aussi la capacité de transporter partout où elle l'entend des troupes prêtes au combat.

 

 

2. Les premières unités d'hélicoptères.

A la fin 1954, ces idées et ces conceptions d'emploi restent encore du domaine de la théorie. En dépît des avantages considérables qu'il pourrait procurer, le déploiement d'hélicoptères en Algérie se heurte à d'importants obstacles.

  • Après en avoir été l'utilisateur presque exclusif pendant la guerre d'Indochine, l'armée de l'Air s'en est désintéressée et en a abandonné l'usage à l'armée de Terre.
  • Les forces armées françaises possèdent peu d'hélicoptères et l'industrie aéronautique nationale n'en fabrique pas encore en grande série.

Le retour en métropole de quelques appareils rapatriés d'Asie du Sud-Est, avec leurs équipages et leurs équipes de maintenance, mais aussi l'accroissement des activités de la guérilla contraignent le commandement à envisager la création d'unités d'hélicoptères. Dans le même temps, un programme d'acquisition à l'étranger (Etats-Unis et Grande-Bretagne) est lancé et permet de créer les premières unités d'hélicoptères à partir d'avril 1955 dans l'armée de l'Air (Groupe mixte d'hélicoptères n°57). L'armée de Terre entame aussi la formation d'une unité équivalente sur le terrain de Sétif. En novembre 1954, ses responsables constituent l'ALAT (Aviation légère de l'armée de Terre) à partir des éléments de l'aviation légère d'observation d'artillerie. En avril 1955, le Groupe d'hélicoptère n° 2 est formé pour opérer dans le Constantinois. En métropole, l'aviation légère de l'Armée de terre fait stationner le GH1 à Satory depuis 1954 et qui fait détacher certains de ses éléments en Algérie.

Les résultats obtenus grâce à ces engins ne manquent pas d'être encourgeants. Toutefois, les appareils sont peu nombreux en Algérie mais ils commencent à faire leurs preuves :

  • dans l'évacuation sanitaire
  • comme poste de commandement volant
  • comme moyen de transports de troupes

Les opérations de 1955 révèlent aussi le nombreuses failles dans la qualité des matériels volants. Il faut les remplacer par des engins mieux adaptés et plus modernes. La France achète des hélicoptères aux Etats-Unis puis l'industrie aéronautique française en fabrique sous licence. Les aviateurs se prononcent  pour le Sikorsky S-58 ou H-34 et les terriens portent leur choix sur le Vertol-Piasecki Flying H-21C (Banane). Par la suite de nouveeaux appareils entrent en service. A la fin du premier semestre de 1956 apparait l'escadron d'hélicoptères lourds 1/58, constitué avec des appareils rattachés au groupement mixte d'hélicoptères. Celui-ci se trouve en mesure de répartir ses missions par catégories d'hélicoptères :

  • les Bell 47 encore en service sont affectés à l'évacuation sanitaire avant d'être progressivement remplacés par des Alouette II équipées pour transporter deux civières latérales. La nécessité de donner les premiers soins à bord des hélicoptères conduits à adjoindre à l'équipage un médecin ou une convoyeuse de l'air. Pour les évacutions sanitaires de nuit, des machines plus lourdes sont employées.
  • le H19 est relegué au transport de fret et à l'évacuation des blessés.
  • le H34 se taille la responsabilité des missions d'assaut, grâce à sa capcité de survoler les lieux difficilement accéssibles, d'y déposer en quelques rotations des troupes et des commandos dont il peut assurer le ravitaillement.    .

Dans les mois qui suivent, l'élargissement du domaine d'action et l'augmentation du nombre d'hélicoptères obligent le commandement à réorganiser les unités (création des groupements aériens tactiques qui quadrillent le pays et apparition des escadres d'hélicoptères). A la fin de 1957, 250 appareils sont engagés en Algérie (Terre, Air, Marine). La maintenance de cette flotte nécessite des moyens importants et un grand nombre de spécialistes.

3. Du "corsaire" au "Pirate"

  • après s'être terrées devant les forces héliportées, les unités du FLN se montrent de plus en plus agressives et déterminées. Pris sous les tirs (fusils et mitrailleuses), les hélicoptères subissent des pertes importantes (les équipages, les organes moteurs et les transmissions des commandes sont mal protégés). Ces circonstances nouvelles obligent le commandement à s'orienter vers des tactiques et des techniques nouvelles
  • essayer de faire précéder une opération héliportées par une intervention d'appareils de l'aviation légère d'appui (T-6 ou même B-26 Invader).
  • protéger les passagers et l'équipages avec des gilets pare-balles pour les premiers et des baquets légèrement blindés pour les seconds.
  • armer quelques hélicoptères pour répondre aux tirs. Les expérimentations sont difficiles. Par exemple, les premiers appareils armés emportent un canon de 20 mm, un lance-roquettes Matra 22 et des lance-roquettes de 73 mm en armement axial et un canon de 20 mm, deux mitrailleuses de 12,7 mm et d'une mitrailleuse de 7,5 mm en ce qui concern l'armement latéral. Le déploiement d'un tel arsenal fait courir plus de risques qu'il n'apporte d'avantages (le poids des armes, les munitions à bord). Finalement les armes à bord des appareils sont réduites à un canon de 20 mm et deux mitrailleuses 12,7 mm (le "Corsaire", type H19 mais surtout H34). L'hélicoptère armé (appelé par la suite "Pirate") devient un moyen de combat redoutable. Même les sceptiques sont obligés de reconnaître l'efficacité des appareils qui servent de poste de commandement volant et permettent dans de nombreuses circonstances de ne pas faire appel à l'aviation légère d'appui ou au bombardement.

Que l'hélicoptère armé ne puisse complètement suppléer l'action des avions constitue une évidence ; il n'en ouvre pas moins des perspectives opérationnelles nouvelles même si de nmbreux problèmes grèvent la mise en service du "Pirate" (l'armée de l'Air manque de spécialistes en mitrailleuses par exemple).

4. Les détachements d'intervention héliportés

Les forces armées engagées en Algérie disposent désormais d'une arme mieux adaptée aux caractéristiques des opérations, mais il faut lui appliquer une doctrine d'emploi. Comme il n'est pas question d'armer tous les hélicoptères engagés dans une opération, l'idée de constituer des détachements d'intervention héliportés ou DIH est développée et appliquée. Les DIH sont composés d'un pirate escortant six hélicoptères-cargos chargés de troupes (effectif moyen : une compagnie). L'ensemble de la manoeuvre est réglée par le commandant de l'opération et le chef du poste de commandement air (PCA) du secteur concerné, embarqués tous les deux sur une Alouette II. Le succès dépend toujours de l'effet de surprise, de la rapidité d'intervention et de l'action de masse. Toutes ces conditions sont remplies avec l'hélicoptère. La neutralisation de la DZ est confiée à l'artillerie, au bombardement (B626), à la chasse lourde (F647 Thunderbolt, Mistral, Corsaire) ou à l'aviation légère d'appui (T-6). Dans ce contexte, le H-34 Pirate joue un rôle très précis :

  • il permet de conduire des assauts héliportés au plus près le ligne de feu;
  • il constitue un poste d'observation de premier ordre, avec des armes faciles à servir.

Les "Pirate" détruisent de nombreuses katibas. Le plus souvent, les DIH combattent en formation dispersées qui, parfois, restent éloignées de leur unité de rattachement pendant des semaines. L'armée de l'Air n'est pas la seule à appliquer la formule des DIH. L'armée de Terre constitue des détachements identiques. Chaque corps d'armée terrestre déployé en Algérie dispose d'un groupement d'aviation légère. Au plan tactique, après avoir imporivisé des opérations héliportées, les détachements d'intervention peuvent projeter en une seule rotation une compagnie d'infanterie allégée. Par exemple, lors de la bataille des frontières, l'ALN tente d'infiltrer des groupes armés sur le territoire algérien. Dans ce cas, les DIH de l'armée de terre jouent un rôle de premier plan. La mise en service de nouveaux engins (H-21C) permet de faire des expérimentations en introduisant des mitrailleuses lourdes, voire des canons légers.

Enfin, la marine s'emploie aussi à développer sa force d'hélicoptères sur le théâtre algérien en formant des flotilles (31F) dès août 1956. Les marins font divers essais (y compris le bombardement avec des bombes à fragmentation, sans lendemain).

Hormis des opérations d'envergure, les hélicoptères sont aussi employés pour des actions plus ponctuelles en vue de déposer puis de récupérer des commandos de chasse.

Les limites de l'emploi de l'hélicoptère en Algérie.

  • rareté des engins lourds
  • coût élevé des machines : le H-34 coute très cher et le commandement, devant l'engouement pour cet engin, ne peut pas satisfaire toutes les demandes.
  • vulnérabilité aux tirs ennemis : une quinzaine de balles de 7,5 suffisent à détruire un H-34 ; une mitrailleuse de 14,5 mm ouvrnat le feu sur un H-34 à 800 peut entrainer sa destruction.

Conclusion

Les hélicoptères des trois composantes des forces armées engagées en Algérie ont constitué un des moyens essentiels du combat mené contre le FLN. La guerre d'Algérie permet d'étendre très largement le champ d'application guerrier de l'hélicoptère et, en ce sens, elle joue un rôle déterminant dans les orientations futures de sa doctrine d'emploi. Des tâches d'évacuation sanitaire et de sauvetage dans lesquelles elles ont été confinées pendant la guerre d'Indochine, les machines à voilure tournante sont affectés à l'intervention directe sur le champ de bataille en Algérie pour le transport d'assaut mais aussi pour l'appui feu. Cette évolution a été rendue possible par les progrès considérables accomplis par la technologie aéronautique au cours des années 1950. La guerre d'Algérie est la première guerre des hélicoptères, mais ce n'est qu'un prélude sur une petite échelle. Pendant la guerre du Viët Nam, les hélicoptères se retrouvent au coeur d'une stratégie nouvelle : l'aéromobilité.

D'après Patrick Facon, Hélicoptères militaires. Des premiers vols à la deuxième guerre du Golfe, Paris, ETAI, 2005, pp. 102-116. 

 

EN COMPLEMENT

  • Bibliographie

Bernard Droz, Evelyne Lever, Histoire de la guerre d'Algérie (1954-1962), Paris, Seuil, 1982.

Guy Pervillé, Atlas de la guerre d'Algérie : de la conquête à l'indépendance, Paris, Autrement, 2003

Benjamin Stora, Histoire de la guerre d'Algérie : 1954-1962, Paris, La Découverte, 1993.

Guy Pervillé, Jean-Charles Jauffret, La guerre d'Algérie. 1954-1962, Historiens et géographes, 388, p. 222-330.

Militaires et guérilla dans la guerre d'Algérie, colloque du Centre d’histoire militaire de Montpellier et du CEHD, publié sous la direction de Jean-Charles Jauffret et Maurice Vaïsse, Bruxelles, Complexe, 2001.

Jean-Charles Jauffret, Soldats en Algérie, 1954-1962. Expériences contrastées des hommes du contingent par Jean-Charles Jauffret, Paris, Autrement, 2000.

Jean-Charles Jauffret, Des hommes et des femmes en guerre d'Algérie, Paris, Autrement, 2003, 574 p.

  • Témoignages

Journal de marche du sergent Paul Fauchon : Kabylie, juillet 1956-mars 1957 par Jean-Charles Jauffret, Presses Universitaires de la Méditerranée PULM, 1997.

Général André Zeller, Journal d'un prisonnier. Le témoignage d'un des généraux du putsch d'Alger, Paris, Tallandier, 2014.

 

Rédigé par Michaël Bourlet

Publié dans #CM HM

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